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Yaëlle

YAëLLE - chutes libres - slow fashion show

Après avoir travaillé plusieurs années dans la mode, Yaëlle Neimark, une jeune montreuilloise (depuis 2010) de 35 ans originaire de Roanne dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, rêve de mener sa vie autrement.

Marre de voir le gaspillage que génère l'industrie, elle aspire à créer son propre projet.

Avec des idées à la pelle, elle s'arrête sur celle-ci: utiliser les chutes de tissus non-utilisées ou défectueuses, des échantillons ou des fins de stock pour créer des accessoires. 

Un concept zéro déchet.

 

 

 

En septembre 2018 sa marque "Chutes Libres" naît et désormais elle produit des sacs à main, pochettes, porte-monnaies, trousses de toilette...où chaque modèle est unique.

Une démarche basse consommation mais...haute qualité

 

Rencontre avec la jolie et souriante Yaëlle dans son atelier à Montreuil

Pochette "Sally" 40€

Porte-Monnaie "Rosa" 30€

Sacs à main, "Nathalie" ou "Audrey"

70€ ou 75€

Les magnifiques créations de Yaëlle

DESTIN FAMILIAL

C'était sûrement le destin de Yaëlle de travailler dans le textile car elle a grandi là-dedans.  Dans le bassin textile de Roanne, ses grand-parents puis ses parents sont propriétaires d'une usine de fabrication de pulls (la maille). 

Elle décide de suivre l'exemple familial et poursuit des études de stylisme et modélisme à l'ESMOD pendant 3 ans, d'abord à Lyon puis à Paris.

C'est en venant à Paris dès son adolescence pour rendre visiter à ses grandes soeurs qu'elle trouve beaucoup d'inspiration

"J'ai développé le goût des belles choses" 

Apres ses études elle décide de ne pas travailler dans le stylisme (c'est le 3ème interviewé de LoveMontreuil qui me dit la même chose).  Elle trouve le milieu rude et pense qu'on est beaucoup trop jeune en sortant de l'école et le cocon familial à 21 ans pour travailler dans ce métier-là.

 

"A mon avis, le stylisme, il faut le faire par passion mais bien plus tard"

Chez elle, elle a récupéré des objets de l'usine familiale.  Ici on voit une horloge et 2 jolies lampes industrielles, une qu'elle utilise dans son travail quotidiennement 

DO YOU SPEAK ENGLISH?

Elle décide de travailler dans la vente en prêt-à-porter (Comptoir des Cotonniers) pendant 2 ans, et bien qu'elle ait une indépendance financière et passe de bons moments de complicité avec ses collègues, elle en a marre.  Elle quitte ce travail et part voyager en Asie de Sud-Est pour "se trouver".

 

Elle ne se trouve pas de tout lors de ce voyage (!) mais elle trouve qu'une chose est flagrante....son anglais n'est pas de tout à la hauteur...et il faut que ça change.

Elle décide de partir vivre à Londres.  Elle rappelle Comptoir de Cotonniers et décroche un job dans leur nouvelle boutique à Marylebone High Street.

18 mois plus tard elle travaille comme commerciale  pour une entreprise de tendances textile/mode.  Ça lui permet de rencontrer beaucoup d'acteurs dans le retail et surtout des acheteurs mode mais...

Ces rencontres lui font comprendre qu'elle n'est pas à sa place, elle veut être de l'autre côté,  elle ne s'y trouve pas.

"J'en avais marre d'être en fin de chaîne"

Elle veut travailler dans la mode mais au coeur du produit, elle rentre à Paris pour reprendre ses études!

INDIAN EXPERIENCE 

A 27 ans elle repart à zéro et se retrouve étudiante, en décalage avec son entourage.  Elle rentre à l'école ESIV - Ecole Supérieure des Industries du Vêtement, qui s'appelle La Fabrique désormais.  Elle sort avec une double compétence technique et managériale avec le titre Manager Textile.

Elle accepte un rôle avec une enseigne connue de vêtements pour enfants où elle doit faire un stage de formation de 6 mois en Inde avant de prendre une place à Bangladesh en tant que Quality Controller.

Elle ne fait que 3 mois...

Pourquoi?  Que 5 occidentaux dans toute la grande ville industrielle, pas de liberté pour sortir toute seule, des conditions de travail difficiles, espionnée par les autres travailleurs, et un sentiment que c'est autant plus difficile pour une femme...

La culture clash était trop dure à gérer

"Je me sentais emprisonnée, je n'avais pas les épaules pour ce travail"

Yaëlle écrit son mémoire sur cette expérience et manque de se trouver avec une note à "0" car son maître de stage à la marque estime qu'elle révèle des informations confidentielles sur l'enseigne...

Elle s'en sort mais cette censure lui laisse un goût amer dans la bouche...

MATERIAL GIRL

Diplôme en poche elle travaille pour plusieurs marques de vêtements, notamment Tara Jarmon pendant 3 ans (où elle rencontre Caroline).

Elle y exerce le rôle de Chargée d'achat tissus.

C'est ici lors de la préparation des collections, qu'elle se rend compte de lquantité astronomique de tissus gaspillés.

Ce fait choquant reste dans un coin de sa tête.

Bien qu'elle aime l'ambiance au travail et ses collègues il y a très peu de chance d'évolution, elle décide de partir.

Après un passage éclair dans une autre entreprise, elle reconnait que c'est le moment de monter son propre projet.

Ce milieu n'est décidément pas pour elle.

Elle, qui a 10 idées à la minutes, (Fashion Truck, Ferme à tomates urbaines, déguisements enfants faites sur mesure...) trouve son idée et se lance vers l'aventure Chutes Libres.

"Il fallait trouver la bonne idée"

UNE IDÉE EN CACHE UNE AUTRE

Après son expérience difficile en Inde et son travail dans la mode.  Elle fait un rejet total de ce milieu.  Elle veut trouver du sens à ce qu'elle fait.

À la base, c'est une autre idée qui l'amène à Chutes Libres.  Elle veut utiliser les tissus non utilisés ou gaspillés qu'elle voit dans l'industrie pour créer des vêtements.

N'ayant pas d'argent pour investir lourdement dans sa nouvelle idée, elle appelle ses contacts pour les dons de tissu, mais la réponse est négative.

Même si les tissus ne sont pas utilisés, ça sera impossible de lui les donner gracieusement ou pour un même à prix bas.

Les quantités dont elle a besoin sont trop importantes.

C'est à ce moment-là qu'elle adapte son idée aux accessoires!

Là il y a la possibilité d'avoir des dons de tissus car elle n'a vraiment pas besoin de beaucoup de volumes!

Chutes Libres se lance!

"Le matin quand je me réveille je me sens bien,

Démarrer son projet, c'est angoissant mais c'est aussi très libérateur"

FAIT MAIN  AVEC AMOUR

Yaëlle démarre son projet en septembre 2018 et se sent bien dans ses pompes.

Elle fabrique tout elle même à la main dans son atelier au rythme de 3 pièces/jour.  

Chaque pièce est unique car elle a très peu de tissu pour chaque création et même si elle en fabrique 2, l'intérieur va toujours être différent. 

Les tissus sont sublimes, d'une excellente qualité.

Pour les sacs à main elle rajoute une chaîne en dorure haut de gamme et un zip d'une marque leader du marché. 

Elle coud un cercle en cuir sur chaque création pour symboliser l'économie circulaire.

 

Elle a mis en place aussi un service après vente.  Elle veut que chaque pièce dure aussi longtemps que possible et que le client soit rassuré quant à son éventuelle réparation

"Notre société a perdu la tradition de réparer les choses. On jette, on rachète ou on laisse pourrir.  Je ne veux pas que mes clients se trouvent avec un sac qu'ils ne peuvent utiliser. Ici il n' y a pas d'obsolescence programmée."

Un projet actuel et éthique, avec des valeurs authentiques.

Gamme nommée après sa famille et amis:

Porte-monnaie "Rosa" - 30€

Pochette "Sally" - 40€

Trousse de toilette "Lina" - 45€

Sac banane "Nathalie" - 60€

Sac à main "Audrey" - 70€/(soirée) 75€

J'ai moi-même acheté une magnifique pochette pour le cadeau d'anniversaire de ma soeur et elle est ravie de la qualité et le look de son cadeau upcyclé!

Yaëlle est souriante, accueillante et son projet lui va comme un gant.

Un produit unique et de qualité fait avec amour.

Vous pouvez la contacter directement par son Instagram ou trouver sa gamme chez les Tatas Flingueses, rue de Paris, si vous habitez dans le coin.

Cet été elle va proposer des sacs pour maillot mouillé et des étuis pour lunettes de soleil.

On a hâte!

NEW

UPCYCLING PERSONNALISÉ

Vous avez une robe de votre mère ou grand-mère ou une chemise de votre père que vous ne mettez pas?

Yaëlle peut travailler avec vous pour les transformer en sac ou autre objet pour que vous puissiez les garder auprès de vous sous une autre forme.

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