• Sa diversité culturelle

  • Son vivier d'artistes à l'infini

  • Son coté village et humain

  • Son ouverture culturelle

  • Son accessibilité (par exemple le prix du cinéma)

Caroline

caroline - l'amour du motif

Caroline a la création dans la peau. 

Cette surdouée s'est convertie à la céramique très récemment mais a déjà touché à plusieurs domaines artistiques dans sa vie.

Fondatrice du studio "Les Potiers du Quartier" avec Gaëtan Billault à Montreuil depuis septembre 2018, Caroline Sciancalepore a enfin trouvé sa vraie passion.

 

Avec sa marque, Studio Scianca, elle crée des céramiques avec des motifs ancestraux.  Elle veut réinterpréter des traditions, innover et croiser des techniques - faire le pont entre l'ancien et le moderne.

Elle s'intéresse à l'illusion d'optique, les questions de forme grâce aux motifs et les différentes lectures qu'on peut en avoir.

Installé au 14 Rue de la République, le studio est un lieu multi-usages, c'est son espace de travail, elle y accueille également les stages et les ateliers pour le public et ça fait office de boutique aussi pour vendre les produits des 2 jeunes potiers.

Conversation avec Caroline, une jeune femme dynamique en quête de sens à travers cet art ancestral

GALERIE EN

BAS DE PAGE

"Ça faisait un petit moment que je cherchais une idée de reconversion.  À la base je voulais vraiment travailler dans l'ameublement, les tapis, les rideaux, les coussins, dans la déco.  Mais je voulais aussi trouver quelque chose en ligne avec mes valeurs.

J'ai repris des cours de poterie, et dès le premier cours, je me suis dit "Ah c'est ça", c'était clair. "

LE DESIGN DANS TOUS SES ÉTATS

Née à Dreux, petite elle est très créative, toujours en train de dessiner ou de fabriquer des choses en carton ou en papier.  

Entre 11 et 18 ans elle suit des cours de poterie (inspirée par le film Ghost!) mais ne pense pas en faire son métier.

Acceptée aux Beaux Arts à Nantes, elle touche à toutes les disciplines artistiques et fait pas de la peinture. 

Intéressée aussi par le design industriel elle crée de magnifiques sculptures socles/chaussures pour son projet de fin d'études, aidée par l'atelier du design automobile Citroën où travaille son père. (Elle y a déjà fait des stages d'été à l'atelier textile)

Par la suite elle décide de faire une école de textile et entre à l'École Conte à Paris pendant un an.

Ci-dessous on peut voir certains de ses projets étudiants où elle s'interroge sur le lien entre le dessin à la main et à la machine.  On voit déjà sa passion des motifs en train de naître.

 

Elle crée des tableaux avec des bandes VHS, elle crée motifs et peintures avec une machine à écrire et un batteur électrique (elle en fait des cravates, des T-shirts...), dessine des lignes et des ondes telle une machine à détecteur de mensonges...

Par la suite elle entre dans la prestigieuse École Nationale Supérieure de Création Industrielle (ENSCI) mais ne reste qu'un an...c'est beaucoup trop technique/classique à son goût et ni assez créatif ni expérimental. 

Elle décide de partir...elle a 26 ans et se pose des questions quant à son avenir.

 

Une opportunité d'aller à Londres se présente et Caroline saute sur l'occasion.  Une nouvelle aventure l'attend dans une des villes les plus créatives au monde.

DSC_2542A_modifié.jpg

Caroline monte sur ses socles sculpturales composés de mousse dense et de la peinture métallique de voiture

Ses valises prêtes, elle traverse la Manche pour tenter sa chance dans le pays de la Reine Elizabeth, des Yorkshire Puddings et des jours pluvieux...

9variations19_800.jpg
raccord small_o.jpg

LONDON CALLING

À Londres elle exerce plusieurs métiers, mais n'a pas les expériences professionnelles escomptées.

Elle fait un stage au studio de design textile Mirjam Rouden et travaille pour Yuyu Bottles, des expériences certes enrichissantes mais elle ne s'y plaît pas d'un point de vue humain.

Elle fait une exposition de peinture à la galerie branchée Art Represent à Bethnal Green où elle présente une série de jolis tableaux à motifs colorés.

Mais après 2 ans l'aventure prend fin et Caroline revient à Paris.  Après une très brève expérience chez Givenchy, elle trouve un travail de designer textile chez la célèbre marque française Tara Jarmon, où elle reste 2 ans

LA BONNE VOIE

Grâce au financement d'un CIF (Congé Individuel de Formation) elle prépare un dossier en béton pour faire une formation en céramique et...c'est accepté!

Cette idée lui est venue alors qu'elle reprend des cours et retombe amoureuse de la discipline.

Elle retrouve enfin son bonheur créatif après des expériences très décevantes dans la mode, un monde qu'elle trouve inhumain, difficile à comprendre, avec des valeurs auxquelles elle n'adhère pas.

Ça y est, elle a trouvé sa voie, tant sur le plan artistique que moral.

 

Après 9 mois de formation (à l'ATC à Paris et le AAC à Tours) elle finit son cursus pleine de motivation et d'idées, prête à attaquer cette nouvelle phase de sa vie.

Sa rencontre avec Gaëtan à Paris a été décisive, ils veulent ouvrir leur studio à 2 et devenir des potiers, chose faite en septembre 2018!

"Je me sens connectée à quelque chose de très profond"

STUDIO SCIANCA

Caroline développe des collections et travaille actuellement sur "l'empilement", une façon ludique et pratique d'empiler ses créations pour former des structures décoratives.

On peut empiler un saladier, un bol et une tasse pour créer une pièce maîtresse qu'on met en avant quand on ne les utilise pas.

Lier l'utile à l'agréable.

Elle souhaite inclure dans sa gamme des petites pièces abordables aussi, comme ses infuseurs à thé à 20€, que l'on peut trouver sur la page SHOPPING.

Son exploration des motifs n'est pas uniquement pour faire joli.  Elle s'intéresse aux questionnements de la forme grâce aux illusions d'optique qui peuvent se former, et l'interprétation que chacun peut avoir.

Pour créer ces motifs, elle emploie la technique de Sgraffito où elle "engobe" la pièce puis vient gratter dessus pour creuser le motif, c'est une technique ancienne qui date du XIVème siècle. 

Mon interprétation personnelle est que ça me rappelle la scarification de la peau de certaines tribus en Océanie que j'ai vues dans le magnifique documentaire du Danois Chistoffer Boe  'The Journey".

"J'aime être connectée à cet art et travailler cette matière ancestrale.  Quand je touche la terre je me sens connectée à quelque chose beaucoup plus ancien que moi, comme quand tu jardines, quelque chose de fertile."

ÊTRE CONNECTÉ AU PASSÉ POUR MIEUX RÉUSSIR L'AVENIR

Elle a beau être très connectée au passé, un futur sûrement très réussi est devant Caroline.

Quelqu'un de si talentueux, si passionné par son art et qui le respecte autant ne peut que faire une belle carrière et je la lui souhaite.

 

Sa maîtrise de plusieurs disciplines lui servira dans la réussite de ses créations et de leurs dérivés, comme elle dit,  des possibilités sans fin.

"La céramique rassemble tout ce que j'aime. Les volumes, les arts imprimés, la couleur, la texture, le travail à la main, pour moi, c'est à l'infini."

  • Black Facebook Icon
  • Black Instagram Icon

© 2018-2020 Love Montreuil créé par Rebecca Dry