• Black Facebook Icon
  • Black Instagram Icon

© 2018 Love Montreuil créé par Rebecca Dry

  • Mes amis qui m'ont fait venir ici!

  • C'est une ville animée

  • La diversité de ses habitants

  • Son côté "chasse aux trésors", on trouve toujours quelque chose de nouveau et intéressant

  • C'est bobo mais pas hipster!

Leeza

LEEZA pye - l'art de l'âme

GALERIE EN

BAS DE PAGE

Quand on est confronté à l'art de Leeza, on ne peut qu'être intrigué, pris de court, fasciné même.

On sait immédiatement que derrière ses pièces il y a une histoire, un symbolisme et on veut comprendre d'avantage.

Est-ce morbide? Est-ce ludique? 

Ses créations évoquent les films de Tim Burton, un magasin de curiosités, un monde imaginaire, des cérémonies religieuses, une peinture de Frida Kahlo...tant de choses.

Leeza, une américaine à Montreuil depuis 2010, fabrique des sculptures surréalistes, composées de pièces récupérées, de poupées cassées, intégrant souvent des lumières et des éléments végétaux. 

Quand on regarde son art, on regarde en elle. Son histoire, ses hauts et ses bas, sa quête du sens, sa vie de femme...Un art de l'âme.

ALL AMERICAN GIRL

Née à Michigan dans les années 60 de parents juifs new-yorkais, ils étaient ce qu'on appelle des "nouveaux riches".  Leur monde ghetto-isé en surburbia ne lui convient pas.  Elle n'y trouve pas sa place.

Sa mère tient une maison impeccable mais trop clean aux yeux de Leeza.  Alors que sa mère valorise le neuf, Leeza aime l'ancien, le cassé, le poussiéreux.

Elle se rebelle contre cette vie aseptisée à la Stepford Wives, et dès qu'elle obtient son diplôme d'Art elle part vivre à Londres.

Dans la capitale britannique elle fréquente le milieu punk anti-système, traînant avec des personnages subversifs, voire douteux.

Avec un genre de Guru elle crée de la musique, écrit des poèmes et vit de l'aide sociale.

"Je me suis un peu perdue pendant 10 ans mais

je ne le pensais pas à ce moment là"

Elle mène une vie marginalisée avant de revenir brièvement à Michigan.

Mais l'appel des grandes villes est trop fort et 1 an après, avec ses amis artistes, elle repart dans THE ville où tout est possible - NEW YORK

220px-Stepfordwivesposter.jpg

UNE DOUBLE VIE 

Toujours attirée par le monde underground, les artistes, le punk rock...elle continuer à s'immerger dans une vie alternative.

Leeza navigue dans un New York où AIDS et crack commencent à régner sur le monde de la nuit.  Elle en sort indemne.

 

Elle mène une vie bohème entre les revues burlesques, les clubs et les squats, mais...

...elle arrive à obtenir un diplôme de Master of Fine Arts et une qualification de prof d'art grâce à une bourse..

Elle mène une vie double- prof le jour, rebelle la nuit.

C'est à New York qu'elle commence à collectionner les poupées cassées, récupérer les objets usés.  Elle fait du recyclage, du up-cycling. Tout ce que sa mère détestait.

Les poupées ont un passé, ont été aimées- elle y trouve une énergie particulière.

J'étais une de ces femmes intello et de bonne famille

qui vivait d'une manière borderline, 

une marginale mais pas trop -"a marginal tourist"

BROKEN DOLLS

Dans les créations de Leeza, les poupées ont une place primordiale. 

Que ça soit des poupées femme ou des poupées bébé, leurs corps

recomposés, découpés, décomposés dominent ses œuvres.

Nul ne peut douter qu'elles reflètent un certain chagrin.

Elles évoquent une douleur, personnelle, une lutte, un voyage à travers sa vie de femme (et sûrement d'enfant)

 

"Quand je crée j'écoute mes tripes, ma création est viscérale.

Je ne prévois pas toujours en avance. Bien que j'aie des thèmes,

je commence avec une pièce et mon instinct prend la main.

Après c'est comme un puzzle"

Souvent elle ne voit le symbolisme qu'après avoir terminé son travail, alors que ça parait évident, comme si ses rêves et ses pensées sculptaient eux-mêmes ces compositions peu orthodoxes.

RANGÉE MAIS PAS TROP

En France depuis 1992 la vie de Leeza est plus calme depuis la rencontre avec son mari il y a 25 ans, bien que loin d'être classique.  

"Mon mari m'a fait comprendre

beaucoup de choses. J'ai adopté une vision plus "saine" de ce que veut dire de 'se rebeller',

qu'on n'est pas obligé d'être hors système ou provocatrice. Qu'il faut être moins nombriliste aussi et savoir centrer sa révolte."

Professeur d'art dans un lycée privé de Saint Germain-en-Laye depuis 13 ans, elle est clairement loin de ses années "perdues" dans le monde subversif de NYC.

Mais elle habite quand même ici à Montreuil, ville arty, engagée et  pleine de rebelles, donc en fin de compte, une ville qui lui va comme un gant.